"Tu n'as pas eu peur"

Au début de son attaque elle a cherché à m'impressionner et à me terrifier pour me soumettre à sa domination.

En fait elle a fait ça plusieurs fois depuis mon enfance. Comme je l'ai raconté elle a fait apparaître un crâne humain provenant d'un charnier en décomposition quand j'explorais une cave à l'âge de quatre ou cinq ans - ce qui ne m'a pas fait peur: j'ai immédiatement reconnu ce que c'était et me suis dit "Ce crâne n'a rien à faire dans une cave d'hôtel ! Et il y a des lambeaux de chair en décomposition ça devrait puer horriblement. Ce n'est pas réel mais une hallucination" Je me suis dit que ça devait être parce que je m'étais cogné la tête en entrant dans cette cave. Ça ne m'avait pas spécialement marqué, j'avais complétement oublié !

Quand elle m'a attaqué il y a quatres ans elle m'a dit à plusieurs reprises en me rappelant l'épisode de la cave :

"Le problème est que tu n'as pas eu peur"
Ne crains pas le danger il est ton ami,
Car lui seul t'aidera à mûrir.
Être en sûreté ne fait qu'engourdir.
N'est qu'esclave celui que ses peurs fait fuir.
N'est qu'enfant celui qui n'ose de chez lui sortir.
Confronté et vaincu le danger lui te fera dire:
"Voilà, j'ai enfin pu grandir"
Ne crains pas le danger car il est ton ami.

Je n'aurais pas pu réaliser une œuvre comme celle ci dessous avant l'attaque par la Vermine de Morve. C'est un poème Chinois en style classique Tang dont une traduction est "Du ciel le vaste bleu /Chante la splendeur de tes yeux" accompagné d'une image résonnant avec l'écrit dans la tradition de cette école poétique. Cette agression était certes extrêmement dangereuse mais m'a non seulement mis dans l'obligation d'évoluer mais m'en a offert l'offert l'opportunité, illustrant "Qui tenebras traiicit et vincit / Ille luce fruitur novus dies" : 
Ce monstre n'est plus qui voulait me transformer en momie,
Et j'écris de la poésie.




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